mercredi 23 septembre 2009

Rap Traxx

1988. La population terrestre atteint les 5 milliards d'individus, Reagan rencontre Gorbatchev à Moscou, c'est l'année de Rainman et de Beetlejuice, et Wayne Gretzky signe une dernière coupe Stanley avec les Oilers d'Edmonton. L'été ne fait que commencer que déjà, il fait trop chaud dans la voiture qui nous amène à l'aéroport. Cette année, je fêterai mon douzième anniversaire au Portugal. Ça sonne bien et pourtant, pour moi et mon frère, ce n'est pas un cadeau. Pour nous, le Portugal c'est loin de nos amis, des tournois de Ice Hockey sur Nintendo et des jolies vietnamiennes de Côtes-des-Neiges que nous aimons en silence. Au lieu de cela, c'est bonjour la famille; celle que nous connaissons plus ou moins, aimons plus ou moins. Il faudra s'y faire pendant un temps, mais un espoir nous tient bien en vie: nos cousins Miguel, Jorge et Victor viennent nous rejoindre au milieu de l'été.
Nous avons tenu bon: les visites des vieux châteaux, les plages et les villages portugais ne nous ont pas achevés. À l'arrivée des cousins c'est la fête: ils nous ramènent la bonne humeur et de la musique nouvelle des Amériques: c'est Rap Traxx. Les rythmes sont délirants, les mélodies efficaces, mais surtout, c'est une sensation formidable que d'enfin participer à un concept jusque là inconnu de nous: le cool. C'est que le rap, c'était un nouvel espoir, un monde énergique, coloré et plein d'humour. La "Track" de l'année 1988, c'était Stutter Rap de Morris Minor & the Majors, que nous croyions à tort être des Beastie Boys, c'était Wild Thing dont nous faisions le rythme avec la bouche, c'était aussi la révolte de Don't believe the Hype, mais surtout la fête (Fight for your Right).
J'ai cherché en vain sur le net, personne n'a cette compilation. Je l'ai donc reconstituée, pièce par pièce, pour vous et moi.

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